Rapport d’étonnement

Lorsque j’ai appris que ma demande pour passer cinq moi au Brésil avait été acceptée, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. Mon séjour s’est révélé plein de surprises ! J’ai donc été étonnée par beaucoup de choses, en premier lieu, le fait de vivre seule, ce qui constituait ma plus grande inquiétude. En effet, j’ai tout laissé derrière moi pour me lancer vers l’inconnu : une ville qui m’a toujours fait rêver, mais envers laquelle j’avais beaucoup d’appréhension. Je ne savais pas comment j’allais faire pour me débrouiller, me gérer, m’organiser seule, et c’est avec beaucoup d’étonnement que je me suis rendue compte que cela s’apprend vraiment naturellement ! Après quelques semaines, les problèmes de la vie de tous les jours n’étaient plus de réels problèmes, j’ai appris à prendre des décisions, à faire attention à mon budget, et je dois dire que je suis plutôt fière de l’autonomie que j’ai acquise.

Lors de notre arrivée à l’aéroport, nous avons tout de suite rencontré par hasard une femme brésilienne, parlant français puisque sa mère était québécoise. Elle a été adorable avec nous, nous avions en tout 5 valises, mais elle nous a tout de même proposé de nous déposer à l’appartement où la femme de ménage nous attendait. Nous devions l’appeler à notre arrivée mais ne savions pas comment faire pour se faire comprendre. Notre sauveuse s’est donc aussi proposée pour l’appeler pour nous avant de nous déposer. Nous avons eu un peu de mal à accepter puisque nous ne connaissions cette femme que depuis quelques minutes, mais elle a tellement insisté que nous avons fini par accepter, Sur la route, elle nous a expliqué tout ce qu’il fallait savoir sur Rio, les quartiers à visiter, ceux à éviter, les règles de sécurité… C’est la première fois que j’ai bénéficié de l’amabilité brésilienne, et je n’ai pas du tout été déçue ! J’ai vraiment été étonnée par la gentillesse des locaux, les cariocas donnent et aident sans rien demander en retour, ce qui change vraiment de la population française, où les touristes et les étrangers se sentent souvent délaissés et seuls.

Cette gentille femme nous a montré de loin la plus grande et la plus dangereuse favela de Rio, sur la route de l’aéroport. Lorsque j’ai vu cette immense étendue de maisons de brique avec des toits en taule, je me suis vraiment rendue compte pour la première fois que Rio de Janeiro n’était pas que de jolies plages d’un côté, et les favelas excentrées de l’autre : ces deux mondes cohabitent, les problèmes sociaux existent partout, et le danger aussi. Mon agression a donc été surprenante sur le moment, mais pas si étonnante, puisque les inégalités sociales sont très présentes malgré les efforts produits par le gouvernement et la police pour essayer de les camouflées en vue des évènements sportifs organisés en ce moment.

De plus, je m’attendais à pouvoir au moins communiquer en anglais pour me faire comprendre, mais je me suis vite aperçue que le niveau d’anglais global est relativement faible à Rio. En effet, seules les personnes ayant les moyens d’accéder à des études supérieures apprennent l’anglais, soit une triste minorité de la population. J’ai donc premièrement eu beaucoup de difficultés avec la langue, puis avec quelques cours et du travail personnel, j’ai enfin réussi à leur montrer que je n’étais pas uniquement la touriste « gringo », comme ils nous appellent, mais aussi une jeune fille motivée à apprendre et à tout faire pour se faire une place dans cette ville merveilleuse.

A côté de cela, j’ai été bien sûr complétement étonnée par le mode de vie des cariocas et la diversité culturelle qui fait de la ville un centre culturel important. Ce melting pot naturel a donné naissance à des habitudes, une gastronomie, un mode de vie spécifique à la ville, différents d’ailleurs. J’ai vraiment l’impression qu’on vit à Rio comme nulle part ailleurs, qu’aucune ville ne lui ressemble. Je ne m’attendais vraiment pas à littéralement tomber amoureuse de cette ville et de ces habitants. J’ai adoré étudier à l’IBMEC, acquérir de nouvelles connaissances universitaires, rencontrer des étudiants du monde entier, visiter des villes et régions magnifiques… ou tout simplement, vivre la vraie vie carioca.

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