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Elections présidentielles 2014 : Relancer le pays !

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Depuis mon arrivée et jusqu’au dimanche 26 octobre, on ne parlait que des élections dans les rues. En effet, il n’était absolument pas rare de croiser des personnes distribuant des prospectus des candidats aux élections dans les rues de Rio. En revanche, ceci est interdit par la loi le jour de l’élection, tout comme le fait de mener la campagne de propagande devant les bureaux de vote (28 violateurs de l’ordre public ont été arrêtés à Rio de Janeiro).

En France, la population est discrète et le vote personnel et secret. Ici, c’est tout l’inverse ! Pour le deuxième tour de l’élection présidentielle qui oppose la sortante de gauche Dilma Rousseff, légèrement favorite, à son adversaire social-démocrate, soutenu par la droite, Aecio Neves, tous les cariocas arboraient fièrement un autocollant aux couleurs de leur vote collé sur le cœur.

C’est finalement la candidate du parti des Travailleurs qui a été réélue avec 51,52% des suffrages contre 48,48% pour son adversaire.

J’ai pu constater à 20h30, lors de l’annonce du dénouement, que la population était clairement divisée : nous avons entendu quelques feux d’artifices tirés, mais aussi beaucoup d’insultes fusées partout dans la ville à l’encontre de la Présidente réélue. Les Brésiliens sont apparemment partagés entre partisans des conquêtes sociales de la gauche au pouvoir depuis 12 ans, et ceux d’une alternance pour relancer l’économie, considérée comme « en panne » ici au Brésil.

En effet, le Brésil ne peut espérer une croissance de son PIB supérieur à 1% pour l’année 2014 (on parle d’une croissance à 0,3%), les exportations ont diminué et risquent de diminuer encore l’année prochaine puisque le cours des matières premières tend à baisser. De plus, le gouvernement doit faire face à un important problème qui ne fait que prendre de l’ampleur avec le temps : le coût de la vie ne cesse de croître, en particulier dans les grands centres urbains comme Rio ou São Paulo où les loyers se sont envolés. Bien évidemment, il ne faut pas non plus oublié que le Brésil et certaines villes comme Rio de Janeiro, disposent d’un important problème de violence. L’année dernière, ce sont plus de 50 000 personnes qui ont été tuées (soit 29 homicides pour 100 000 habitants).

Dilma Rousseff fête surement sa victoire au Palácio da Alvorada à Brasilia, mais la population entière l’attend au tournant et espère des changements radicaux.

 

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