circular economy

Synthèse du travail de recherche – l’économie circulaire

Dans le cadre de notre 3ème année à l’Ipag Business School, j’ai eu la possibilité de réaliser un stage à l’étranger. Il nous est demandé, en fin de stage, de réaliser un travail de recherche relié à notre cursus à l’Ipag. Cette année le thème est l’économie circulaire avec la problématique suivante:

L’économie circulaire est-elle présente dans votre pays d’accueil ? Sous quelle forme ?

Je me suis donc penchée sur la question. Je vais donc vous présenter dans un premier temps les grands principes de l’économie circulaire, puis dans un second temps une synthèse des entretiens que j’ai réalisés à propos de ce sujet.

 

 

Synthèse étude documentaire: l’économie circulaire en Australie

 

L’économie circulaire s’inscrit dans une logique d’économie verte, de développement durable et est apparue au débit des années 2000. Depuis la révolution industrielle du XIVème siècle jusqu’à présent notre modèle économique reposait sur une économie linéaire: création – utilisation – destruction. C’est-à-dire que l’homme a mis en place un modèle de production et de consommation se basant sur des ressources naturelles abondantes et illimitées. Hors ce n’est pas le cas, ce modèle trouve donc ses limites face aux ressources naturelles non renouvelables. Ce modèle arrive à sa fin, il n’est plus possible de continuer dans cette optique car l’homme dépasse la bio capacité de la terre avec l’utilisation des ressources, le rejet des déchets et des énergies hostiles. De plus l’augmentation constante de la population ne fait qu’augmenter ce problème. Il n’est donc plus possible de persévérer dans cette optique, l’homme doit trouver une solution à long terme, un nouveau système doit être mis en place. C’est de cette logique de changement qu’est née l’idée de l’économie circulaire.

Son nom vient de la forme de cette économie. En effet, le principe est de créer des boucles de valeur positives. Il faut utiliser et réutiliser un maximum de fois le produit ou la matière avant sa destruction finale. Il s’agit de passer à un modèle de création de valeur positive au niveau économique, social et environnemental (création d’emplois, réduction de la pollution) au lieu d’un modèle de réduction d’impact (faire le moins d’impact possible sur l’environnement). L’objectif s’inscrit dans le cadre du développement durable, on produit des biens et des services en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières. Dans ce nouveau modèle, il est primordial de mettre en avant la réutilisation du produit ou de la matière (une fois qu’un produit est cassé, on le répare au lieu de le jeter), le recyclage (on ne gaspille pas des éléments du produit ou matière, tout peut être réutilisé), la durée d’usage (un produit ne doit pas être conçu avec une durée de vie programmée, l’obsolescence programmée ne doit pas être mise en place au sein d’une économie circulaire, par exemple une imprimante ne doit pas avoir un nombre limite d’impression avant de tomber en « panne ». Pour vaincre l’obsolescence programmée, il faut s’interroger sur l’utilisation d’un produit, sa durabilité.). Cela doit mener à de multiples possibilités d’adapter un produit. La boucle de valeur positive doit être la plus longue possible afin d’être efficace: conception du produit – vente – utilisation – réutilisation – réparation – réemplois – recyclage de la matière qui doit être valorisée énergétiquement, utilisée en méthanisation ou pour le compostage. Une phrase résume très bien ce concept de boucle: « les déchets des uns sont les ressources des autres). Dans le contexte de l’économie circulaire on remarquera une logique de coopération sur les territoires.

Je vais prendre comme exemple SUEZ Environnement en Australie. Ce groupe a pour objectif la gestion de l’eau et des déchets à échelle internationale. Cependant, il fut créé en 1880 à Lyon. Le groupe a conclu des accords avec l’Australie dans un contexte écologiquement fragile mais économiquement favorable pour aider les pays à réaliser une croissance plus respectueuse de l’environnement. En 2012, Suez environnement a mis en place des projets dans le domaine de l’eau avec l’Australie. Une usine de dessalement a été créée à Melbourne. Depuis d’autres projets ont été créés concernant le traitement des déchets avec le triage, le compostage et le recyclage. En 2011, le chiffre d’affaires de Suez environnement en Australie s’élève à 1,1 milliard d’euro, cela correspond à 7% de son chiffre d’affaires total. Un autre exemple est l’usine de Perth qui couvre ses besoins en électricité à 100% grâce à la production des 48 éoliennes construites à quelques km de l’usine. Ces éoliennes permettent d’économiser l’émission de 200 000 tonnes de gaz à effet de serre par an.

Il existe de multiples raisons à la création de cette boucle de valeur positive. Tout d’abord, le prix des matières premières très élevé pousse les gens à la réutilisation, de plus l’impact sur l’environnement est moins fort si on recycle et aussi moins couteux. Ceci est relié au concept de l’écoconception, c’est-à-dire la minimisation de l’impact d’un produit sur l’environnement. En d’autres termes, les bénéfices sont de réduire le prélèvement des ressources, de réduire la production des déchets, de restreindre la consommation d’énergie et mettre en place un redressement productif à échelle nationale mais aussi mondiale.

L’économie circulaire ne touche pas uniquement la production mais aussi la consommation. En effet, avec l’arrivée de la crise économique, une logique de réemplois et de mutualisation des ressources s’est mise en place chez les consommateurs. Les consommateurs n’ont plus la même tendance qu’auparavant de jeter les produits après leur utilisation mais ils cherchent plutôt à les revendre pour ne pas perdre d’argent, ou bien à les donner. Ainsi ils appliquent le concept de réutilisation et de réemploi de cette nouvelle économie. C’est de cette tendance que sont nés les sites comme le bon coin ou ebay.

Les acteurs de l’économie circulaire sont nombreux, ce sont à la fois des acteurs publics (notamment pour le développement durable et territorial) et des acteurs privés (les entreprises à la recherche de performances économiques, sociales et environnementales, ex Suez environnement).

En Australie, l’économie circulaire est faiblement implantée. Le concept commence tout juste à apparaitre. Il faut savoir que 50% des déchets en Australie sont recyclés mais à cause la croissance économique continue, le nombre de déchets continue d’augmenter. Il est donc nécessaire d’implanter l’économie circulaire en Australie. Cela permettrait aussi la création de nouveaux emplois.

On remarque surtout la présence de la consommation collaborative en Australie, ce qui est le plus faible niveau de cette économie. On remarque notamment à Sydney le partage de voiture « car sharing ». Plusieurs entreprises ont mis en place ce système de consommation: Goget, Green Share Car et Hertz 24h/7. Le principe est la location de voiture. Une entreprise met à disposition des consommateurs plusieurs voitures. Le consommateur souscrit un abonnement et a ainsi accès à toutes les voitures de la société, à n’importe quel moment, pour un temps illimité. Les voitures sont en libre-service dans la rue, déjà prêtes pour le consommateur. Ce principe est un des piliers l’économie circulaire car il y a mutualisation des voitures. De plus, le consommateur n’a pas besoin d’acheter une voiture, ce qui lui coute moins cher et la voiture ne sera pas éliminée en fin de vie sans utilisation postérieure. L’intention change entre l’achat d’une voiture et la voiture Goget, en effet la voiture va être réutilisée par de nombreux consommateurs.

 

Conclusion

L’économie circulaire est une économie meilleure qui prévoit de remplacer notre économie actuelle pour un avenir meilleur. Cette nouvelle économie est apparue car notre économie trouve actuellement ses limites. Cette économie serait positive pour l’environnement, elle permettrait la création d’emplois, elle limiterait l’utilisation des ressources naturelles limitées, elle permettrait l’économie à la fois pour les consommateurs et à la fois pour les entreprises.

Sa mise en place est progressive à travers le monde. Elle est relativement bien implantée en Europe, mais commence tout juste à se faire connaitre en Australie. Cependant, après avoir réalisé les entretiens j’ai pu constater que les personnes interrogées étaient très confiantes quant à son avenir. Le processus d’implantation sera long et pas immédiat, mais cette économie va remplacer notre économie linéaire dans quelques années.

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