Résumé de mon travail de Recherche

Le recyclage des produits de grande consommation est-il présent dans votre pays d’accueil ? Sous quelle forme ?

Actuellement étudiante à l’IPAG BS, j’ai effectué mon stage de troisième année au sein de l’entreprise Vodafone, sur l’île de Malte. C’était donc l’occasion pour moi, à travers ce travail de recherche, de m’intéresser plus amplement à la politique de recyclage de Malte. Rappelons ce qu’est exactement le recyclage : c’est un procédé de traitement des déchets qui permet de réintroduire, dans le cycle de production d’un produit, des matériaux qui composaient un produit similaire arrivé en fin de vie, ou des résidus de fabrication. Cette activité permet la réduction du volume de déchets, et donc de la pollution qu’ils causeraient et la préservation des ressources naturelles. Ici, nous nous intéresserons davantage au recyclage des produits de grande consommation. Mais qu’est-ce que précisément un produit de grande consommation ? Ce sont des produits achetés fréquemment dont la durée de vie est courte et à un prix relativement bas. Bien que le profit tiré de la vente de tels produits soit relativement faible, le grand nombre d’articles vendus fait que le profit total peut être important. Nous pouvons citer comme exemple les articles de toilettes, les détergents, la nourriture, ou les produits pharmaceutiques.

Après avoir réalisé l’étude documentaire sur le recyclage des produits de grande consommation à Malte, le guide d’entretien et mener les interviews auprès de monsieur Keith Sammut, mon maître de stage, monsieur Karl Galea, le CVM manageur travaillant chez Vodafone également et madame Elena Anvies, assistante RH chez EC English Holding, avec la collaboration de Sébastien Komaniecki, je suis à présent capable de vous parler du recyclage des produits de grande consommation à Malte, et plus précisément des actions menées par l’Union Européenne en faveur du recyclage, l’intérêt que portent les entreprises à ce sujet, et les actions quotidiennes des maltais.

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Usine de traitement de Sant’Antnin

J’ai donc remarqué, via l’étude documentaire ainsi que les interviews, une évolution concernant le traitement des déchets à Malte depuis son entrée dans l’Union Européenne en 2004. En effet, l’Union Européenne a investi plus de 11 millions d’euros dans le projet de modernisation de l’usine de traitement des déchets de San’t Antnin, située à Marsaskala. Cet investissement a permis à l’entreprise responsable de la gestion des déchets dans les îles maltaises, WasteServ, de multiplier par 35 les tonnes de matériaux recyclés entre 2002 et 2013. Ce changement est considérable, et est ressenti également par ses habitants comme nous le montre les entretiens que nous avons réalisés. De même, les personnes que nous avons interviewées ont remarqué que l’entreprise WasteServ est plus active dans sa politique de prévention des déchets. Effectivement, depuis qu’elle est devenue partenaire du projet « Pre-Waste » qui visait à améliorer l’efficacité des politiques de prévention des déchets dans les territoires de l’Union Européenne jusqu’en 2013, l’entreprise WasteServ a organisé des conférences de presse et un événement national pour débattre des politiques de prévention des déchets et diffuser des informations sur les activités du projet.

Cependant, l’action menée par l’Union Européenne et le gouvernement maltais en faveur du recyclage à Malte a ses limites et reste faible par rapport à ses homologues de l’Union Européenne, et ses habitants en sont conscients comme le montre monsieur Keith Sammut lors de son entretien : « …les autres pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas ne font que trier leurs déchets, nous on continue à  jeter une partie dans les décharges ou les enfouir dans la terre… » C’est ainsi qu’une montagne de déchets a été créée au cours des années à Mag?tab.

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Photographie de la « Montagne de déchets » à Mag?tab, prise en 2010

De plus, la législation maltaise n’impose aucune règles ou directives aux entreprises. Mais le recyclage des produits de grande consommation est du moins de rigueur au sein des entreprises. Par exemple madame Elena Anvies, nous a parlé de la charte CSR (Corporate Social Responsability), qui a été signée par l’entreprise English Holding afin de mettre en place des dispositifs en terme de recyclage et d’écologie. De même, au sein du quartier d’affaire Skypark où se situe le siège social de Vodafone où j’ai effectué mon stage, le tri des déchets est obligatoire et un quota de production des déchets ne doit pas être dépassé. Par ailleurs, les entreprises essaient le plus possible d’informatiser au lieu d’utiliser du papier.

Enfin, les actions quotidiennes des maltais ont beaucoup évolué depuis quelques années comme le dit monsieur Keith Sammut et Karl Galea : « Depuis 7 ou 8 ans, j’ai pu constater un changement. On commence à trier les déchets, pour les réutiliser et les réduire… avant, c’était vraiment une honte, on ne triait pas du tout, l’environnement n’était pas du tout important pour les maltais. Maintenant ça commence à l’être un peu. » Pourtant elles restent simples par rapport à ses voisins puisqu’ils trient leur déchets dans les poubelles à cet effet, mais qu’ils ne vont pas plus loin. Le gouvernement n’incite en rien les habitants de Malte à recycler comme le font les autres pays Européens de manière ludique avec des machines automatiques ou des jeux et animations pour les enfants. Ainsi, comme je l’ai dit au cours de mon étude documentaire et comme l’a souligné madame Anvies, la population, que ce soit les maltais, les touristes ou les étudiants qui restent pour une courte durée à Malte, ne se préoccupent pas du tri des déchets ou même de jeter leurs déchets dans une poubelle. Ainsi, nous pouvons en déduire que même si les maltais sont conscients des différentes actions menées par l’Union Européenne et le gouvernement maltais pour favoriser le recyclage des produits de grande consommation, une grande partie de la population ne change pas ses habitudes.

 Le comportement Maltais a donc évolué en faveur du recyclage des produits de grande consommation à plusieurs échelles depuis son entrée dans l’Union Européenne en 2004. Cependant leurs actions restent encore simples et basiques en comparaison avec ses homologues de l’Union Européenne.

 

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