Mon rapport d’étonnement

Maintenant que mon séjour de 4 mois à Malte  s’achève, je suis capable de vous faire part de mes observations et étonnements.

Tout d’abord Malte est un pays très croyant comme je l’ai dit dans un de mes articles précèdent. Pour vous donner un aperçu, 97% de la population est chrétienne et il existe plus de  365 églises sur l’archipel de Malte, (ce qui veut dire 365 églises sur 316 km2 quand même). Par conséquent, la religion régis leur coutumes et habitudes. Voici quelques exemples pour illustrer cette importance accordée à la religion : les jeunes attendent d’être mariés pour quitter le foyer familial donc qu’ils attendent d’être mariés pour vivre ensemble ! Bien entendu, la raison n’est pas seulement religieuse, mais également économique. Les maltais ne louent jamais, ils deviennent tout de suite propriétaires. Par conséquent, ils préfèrent vivre chez leur parent jusqu’au mariage pour économiser dans le but d’acheter une maison. Un autre exemple, les festis organisées en l’honneur du saint patron. Elles ont pour but de faire exploser des feux d’artifices matin, midi et soir tous les jours durant l’été. Ce qui, avouons-le, est bien dérangeant lorsque c’est à votre ville de le faire. Pour ma part, dans la ville où je vivais, Birkirkara, la festis a été organisée un dimanche… Je vous laisse imaginer mon étonnement dès 8 heures du matin… Pour en savoir plus sur les festis, je vous invite à lire mon article qui traite du sujet ici.

Autre observation, le temps ! Comme je l’ai déjà précisé, le temps est très chaud en été, et plutôt doux et humide en hiver, c’est également pour cette raison que j’ai voulu partir à Malte.  Cependant, j’ai quand même commencé à m’inquiéter de la durabilité du beau temps à partir de fin octobre, lorsque mes collègues ou amis maltais me disaient « winter is coming »,  et que les doudounes et écharpes remplaçaient les claquettes et shorts dans les magasins.  Eh bien, nous n’avons pas du tout la même définition de l’hiver en France et à Malte ! A vrai dire, les températures atteignaient 22 degrés jusque mi-décembre, nous pouvions donc encore manger le midi dehors pour profiter des rayons du soleil !

Cependant, quelques grosses intempéries sont apparues en novembre et décembre. J’entends par-là de l’orage, de la pluie… et des inondations ! En effet, les infrastructures de Malte ne sont pas du tout efficaces contre les inondations, bien au contraire, elles les favorisent. En effet, les égouts conduisent le surplus d’eau dans les terres. On pouvait voir d’énormes vagues  apparaître au centre de l’ile sortant des égouts et arroser tout sur son passage ! Il n’a pas non plus été rare de voir, lors d’intempéries, des voitures faire de l’aquaplaning ou essayer de rouler à moitié dans l’eau.

Je vous invite à cliquer sur ce lien pour vous faire une idée : Une inondation à Malte

Enfin un dernier point qui m’a beaucoup étonné, la nourriture. En dehors du fait que Malte n’est pas du tout un pays gastronomique, c’est surtout un pays qui affiche quelques-uns des niveaux les plus élevés de surpoids et d’obésité de l’Europe, derrière le Royaume-Uni. Aujourd’hui, 74 % des hommes, 58 % des femmes et un enfant d’âge scolaire sur trois sont concernés par l’un ou l’autre de ces problèmes.

Une des raisons principales, selon moi, est l’arrivée des fast food américains avec le développement du tourisme. Si vous allez par exemple à Paceville, la rue principale regorge de fast food en tout genre qui se succèdent et sont à des prix défiant toute concurrence. Vous avez d’abord le choix entre les deux classiques, Burger King ou Mcdo, puis la pizzeria Eat Me I’m famous qui propose des gigantesques parts de pizza pour 3 euros, un fast food individuel qui propose un cheese burger pour un euro, et les pastizzis, qui sont des friands maltais a la ricotta à 30 centimes l’unité ! Il est donc très dur de résister à tout ça entre 4 et 6 heures du matin, en sortant de boite. Avouons-le ce n’est pas à ce moment-là qu’on voudrait une salade bien légère ! Et quand bien même, ce n’est pas sur le menu.

De même, dans un lieu aussi touristique que Blue Lagoon a Comino, vous aurez uniquement le choix entre 4 « camions fast food » ! Et même si vous avez la chance de trouver un restaurant dans des lieux touristiques comme l’ancienne capitale de Malte, Mdina, je ne vous assure pas que celui-ci vous proposera des mets légers et subtils. Bien au contraire.

D’autre part, les habitudes alimentaires des classes moyennes maltaises ne sont pas non plus très saines. Prenons l’exemple des chauffeurs de bus. Le matin, vers 10 heures, la plupart d’entre eux ont l’habitude d’aller chercher un pastizzis pour tenir jusqu’à midi. Puis, pendant leur temps de pause du midi on peut les voir se retrouver autour d’un « camion fast food », pour manger un burger frites, hot-dog frites ou autres repas gras de ce genre-là.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>