Rapport d’étonnement

Comment ne pas être étonné par New York, cette ville frénétique dont les taxis filent à toute vitesse le long des rues et klaxonnent des piétons trop pressés qui ont oublié ce que signifie marcher. A New York l’atmosphère est différente, la foule vous emporte, la ville vous épuise. A New York on se sent bien, on se sent chez soi, pleinement intégré à cet engrenage de vies et d’énergies sans lequel New York ne serait pas New York. Ici, on rencontre des gens comme nul part ailleurs. Les New Yorkais sont incroyablement ouverts, sympathiques et serviables. Il n’est pas rare ni déconvenue de discuter avec un inconnu de choses personnelles et bien que le New Yorkais marche à vive allure il ne manquera jamais de s’arrêter et de prendre du temps pour vous aider. New York est bel et bien la ville qui ne dort jamais. Les magasins sont ouverts en continue, le métro ne cesse jamais de fonctionner et surtout les New Yorkais adorent sortir. Le soir les femmes échangent leurs « running » confortables du jour pour de hauts escarpins. Tout problème trouve sa solution dans cette ville. À commencer par les problèmes de criminalité et de délinquance que connaissait la ville il y a une décennie. Le travail effectué par l’actuel maire de la ville Michael Bloomberg et son prédécesseur Rudolph Giuliani est stupéfiant. Le visage de la ville a été transformé. Certains quartiers réputés très dangereux, comme Harlem, sont désormais parfaitement sûrs. L’attitude et l’état d’esprit des américains face aux difficultés du quotidien sont également admirables. Ils ne baissent pas les bras et surmontent ces problèmes, ils ne cherchent pas de coupable, ne s’apitoient pas sur leur sort mais font en sorte de trouver des solutions.

Cette ville ne m’a pas étonné elle m’a émerveillée. New York est la seule ville américaine que j’ai visitée à avoir se pouvoir d’attraction, peut-être parce que, contrairement à Washington DC, Philadelphie, Miami ou Los Angeles, New York n’est pas une ville américaine mais une mégalopole internationale.

Aux Etats-Unis, tout est plus gros. Les voitures sont plus grosses, les routes aussi, les plats au restaurant comme les pizzas au diamètre démesuré, le conditionnement des aliments au supermarché comme les énormes pots de mayonnaise ou les bouteilles de lait d’un gallon, les métros sont aussi plus longs, les gratte-ciels plus hauts. Tout à New York se décrit à l’aide de superlatifs.

Toutes les mesures sont différentes. Pas de kilomètres mais des miles, pas de litres mais des gallons, pas de degrés Celsius mais des Fahrenheit, pas de grammes mais des onces, pas de centimètres ou de mètres mais des pouces ou des pieds. Même les prises de courant, les fenêtres et l’électroménager sont différents.

Le climat universitaire est également très étonnant. Les petits groupes d’enseignement permettent un meilleur apprentissage et une interactivité entre professeurs et étudiants très enrichissante. L’attitude des étudiants avec leur professeur est aussi très différente. Les étudiants sont autorisés à boire et à manger en classe, ne se tiennent pas toujours dans des positions correctes et peuvent entrer et sortir de classe sous le nez du professeur qui poursuit son cours. La relation entre étudiant et professeur est beaucoup plus détendu et moins formel qu’en France.

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